journal du chantier
 
     
Un aperçu des travaux effectués
lors du dernier semestre

Mise en lumière

La Collégiale, de par sa situation dominante et son architecture, est un lieu très visible et perceptible de
nombreux endroits en ville :

  • l’arrivée par le train offre un panorama complet de l’ensemble Château /Collégiale côté Nord, alors que la vue depuis le lac, met en perspective l’ensemble de la façade sud,
  • depuis le sentier du Donjon ou depuis la rue de l’Ecluse, on perçoit des fenêtres sur les flèches de la Collégiale,
  • la montée des escaliers et de la rue du Château, permet la découverte progressive du Château et de
    la Collégiale.

Les vues lointaines offrent un panorama du site, alors que les percées visuelles à l’approche de l’édifice ne donnent à voir «que» les flèches de la Collégiale et certaines fenêtres. Ce sont ces deux types de lecture que le bureau Lightcibles à Paris, concepteur du projet, a privilégié dans sa proposition d’éclairage.

Mise en place

L’objectif a donc été de proposer une démarche sobre et intemporelle mettant en avant les volumes de
l’église tout en révélant certaines parties d’ouvrage par des éclairages particuliers (flèches, modénatures,
fenêtres, etc) qui peuvent être accentués sporadiquement, par exemple lors d’événements particuliers en
ville de Neuchâtel.

Trois types d’éclairage sont prévus :

  • un éclairage doux des fonds de façades, depuis les mâts existants,
  • un éclairage en contre-plongée des deux flèches du chevet,
  • enfin un éclairage ponctuel et ciblé sur les fenêtres et modénatures de la nef.

L’éclairage choisi est de température blanche afin de mettre en valeur la couleur jaune de la pierre de
Hauterive.

La réalisation de la nouvelle illumination a tenu compte de l’éclairage actuel: il reprend les mâts existants en les équipant d’un nouvel éclairage.

Une collaboration fine a eu lieu avec les historiens afin de ne pas porter atteinte à l’édifice. Si certains équipements de ce nouvel ensemble de mise en lumière seront discrètement visibles de jour, ils sont tous facilement démontables et réversibles puisque nous savons pertinemment qu’ils deviendront obsolètes bien avant la pierre d’Hauterive.

Les technologies utilisées sont de dernières générations. Elles réduisent la consommation électrique globalement de plus de 30 % par rapport aux anciennes lampes et offrent de nouvelles propriétés facilitant notamment la maintenance.

Réaménagement du cloître

Le réaménagement du cloître s’est inscrit dans le projet général de conservation-restauration de la
Collégiale, qui s’inspire de l’intervention très forte de l’architecte Léo Châtelain dans les années 1860-70. Cette restauration a été, pour l’essentiel, suivie, car il s’agît d’une intervention globale (Gesamtkunstwerk). Elle contribue d’ailleurs à définir la silhouette actuelle de la colline. Cette restauration servira de référence et sera, pour l’essentiel, suivie car il s’agît là d’une intervention.

Les caractéristiques principales du projet du cloître sont :

  • la suppression de la voie carrossable au nord de l’église qui séparait le promenoir de la Collégiale. Ce dispositif, imposé à Châtelain par l’Etat et déjà fort critiqué à l’époque, est contraire en effet à l’esprit introverti et rassembleur d’un cloître.
    Le passage sous la voûte orientale sera obturé par une fermeture réversible, permettant d’y loger un petit foyer pour les musiciens.
    L’entrée au cloître par le parvis de la Collégiale se fait désormais par le passage ouest, pourvu d’un système de rampes permettant l’accès au cloître et à l’église des personnes à mobilité réduite.
    Le cloître retrouve ainsi le calme et la sérénité qui lui sont convenables.
  • l’augmentation de la surface du préau par l’aire gagnée sur la traversée carrossable. Le préau retrouve ainsi ses dimensions originelles.
    Un local de ventilation pour la Collégiale prend place, invisible, sous le préau.
  • le rétablissement du lien entre le cloître et l’église, de plein pied, par la réouverture de la porte gothique murée par Châtelain. Deux portes réunissent à nouveau les promenoirs au bas-côté nord de l’église.
  • le renforcement du rôle distributeur du déambulatoire du cloître qui donnera accès à des locaux publics, communaux et cantonaux (locaux paroissiaux, foyer des musiciens, salle de réunions) de mêmes qu’à des commodités (pour les utilisateurs de la Collégiale et le public).
    Le cloître retrouvera ainsi sa double vocation médiévale qui est d’être un lieu de distribution fonctionnelle en même temps que de sérénité.
  • la prise en compte de besoins nouveaux liés aux activités de la Collégiale et qui pourraient se dérouler au cloître dans les domaines liturgiques et culturels, tels qu’après-cultes, mariages, fêtes liturgiques, après-concerts, expositions, manifestations diverses respectant l’esprit du lieu, etc.
    Spiritualité et culture peuvent se développer en harmonie dans ce site exceptionnel.

Matérialité

Le projet se manifeste par une matérialité renouvelée : les tuiles brunes engobées en toiture ont laissé place à une couverture de tuiles mélangées, les enduits ciment inadaptés sur les murs ont été remplacés par des enduits à la chaux, les chapes ciment des galeries par un nouveau dallage et les décors peints des voûtes ont été restitués d’après les fragments retrouvés.

Une partie du préau a été recouverte de dallettes en ciment, non jointives, assurant l’écoulement de l’eau. Le long des murs du promenoir, des plantations de graminées et de fleurs saisonnières assurent, avec l’engazonnement des dallettes, la présence végétale nécessaire.

La méditation

Outre sa fonction de déambulation et de distribution, le cloître reste un lieu propice à la méditation et à la réflexion.

L’apport nouveau d’une fontaine, source de vie, avec de l’eau coulant sur un fond en bronze où est gravé un verset de l’Evangile de Jean, à l’endroit le plus ensoleillé du cloître, est là pour le rappeler.

Des bancs, dans les galeries et le préau, viendront compléter l’aménagement.